Trois couleurs : Blanc

Trois couleurs : Blanc

(Fiction, Pologne/France/Suisse, 1994, 131’, C, VOSTF)

de Krzysztof Kieslowski
avec Julie Delpy, Zbigniew Zamachowski, Janusz Gajos

Karol, coiffeur polonais à Paris perd sa femme française, et avec elle tout ce qu’il avait en France, métier, économies, projets… De retour en Pologne il concocte une vengeance à la mesure de l’humiliation et des mésaventures qu’il a subies.

« De l’abracadabrant mâtiné de farce macabre, de la péripétie joyeuse qui se frotte à du grotesque grinçant. Ça fuse, sec et précis, avec pour seul fil conducteur cette évidence : à l’Est comme à l’Ouest, sur notre planète où le capitalisme triomphe, le corps humain, mort ou vivant, est la première valeur marchande. (…) Le cinéaste Krzysztof Zanussi, compatriote de Kieslowski, a souvent raconté son humiliation lorsqu’il voyait les intellectuels occidentaux passer le rideau de fer avec la curiosité malsaine de gens libres qui visitent une prison. On y pense, à la dernière image de Blanc, c’est-à-dire un peu trop tard : et si Dominique, en Pologne, payait à retardement pour l’Occident tout entier ? » Vincent Rémy, telerama.fr