Mouton

Mouton

(Fiction, France, 2013, 100’, C, VO)

de Gilles Deroo et Marianne Pistone
avec David Merabet, Micahel Mormentyn, Cindy Dumont

Aurélien travaille en cuisine dans un petit restaurant à Courseulles-sur-Mer. Parmi les habitants de la ville on le surnomme Mouton. La vie de ce jeune garçon simple au sourire désarmant se passe sans grands événements. Jusqu’au moment où il disparaît après un accident tragique lors de la Fête de la Sainte-Anne.

L’irruption de la fiction dans le monde du réel, recréée par les réalisateurs, agit comme un choc sur les habitants de la ville et sur les spectateurs. Lors de la préparation du film les réalisateurs ont passé plusieurs mois à Courseulles-sur-Mer pour s’imprégner de la vie locale. Ils ont choisi les comédiens parmi les habitants. Le film s’inspire de l’atmosphère de cette petite ville au bord de la mer et des changements de leurs vies au fil des saisons.
Meilleur début, Prix spécial de jury Cinéastes du présent – Festival de Locarno 2013
« …si l’on considère que ce Locarno a réuni les charmes de quelques beaux films jouant de l’ambiguïté entre réel et imaginaire, c’est sans doute Mouton, par son caractère inattendu, qui a le plus impressionné. » Bruno Icher, Libération

” Raconter la suite de ce film, qui maltraite avec une inventivité frondeuse les codes les plus élémentaires de la narration, reviendrait à en ôter une partie du mystère et de l’effet de sidération qu’il provoque. Simplement dira-t-on qu’à partir de leur matériau d’origine (le portrait d’une France confrontée à la misère), les cinéastes s’échappent de la sociologie ou du drame complaisant pour écrire un conte moral retors et ambitieux, traquant dans les replis du réel une forme d’élévation évoquant Dumont. Dans cette communauté se jouent tout un ensemble de sentiments et de mécanismes humains que le film observe patiemment, osant les digressions, les fausses pistes et questions sans réponse…Sûrement la plus belle révélation du festival, Mouton est un film peu aimable, qui n’appartient à aucun genre, interroge, ne livre aucun de ses secrets, mais laisse une empreinte durable et accorde à ses spectateurs l’une des faveurs les plus rares au cinéma : la liberté.” lesinrocks.com

“Some mysteries aren’t meant to be solved, and Mouton (no, this isn’t another film about sheep) from first-time directors Gilles Deroo and Marianne Pistone, is the latest in a budding field of beautifully irreducible tales—blessed with the imprimatur of Locarno’s Opera Prima award—that refracts its subject through a prismatic approach to narrative. This shape-shifting is derived from a reflexive consideration of any given scene’s formal capacity to cast an expansive repertoire of unforced meanings. Mouton may be, pace its characters, about the “same old, same old,” but the familiar isn’t necessarily excluded from infinite re-imagining. At the very least, the moving image can’t resist being eventful, no matter how pragmatic or mundane, and certain filmmakers are constitutively invested in this dimension of film that Bazin deemed the “factual hallucination” of the image.” Jay Kuehner cinema-scope.com

“Films that truly surprise are the rarest of the rare, and while “Sheep” also perplexes, its originality and intriguing docu-style approach make it impossible to dismiss as just another arty experiment.” Jay Weissberg variety.com