Klimt

Klimt

(Fiction, Autriche/Allemagne/Angleterre/France, 2005 , 127’, VOSTF)

de Raoul Ruiz
avec John Malkovich, Veronica Ferres, Stephen Dillane

Paris, 1900. Klimt est fêté à l’occasion de l’exposition universelle alors qu’à Vienne il est condamné comme provocateur. Il vit sa vie comme il la peint, ses modèles sont ses muses. La controverse atteint son comble lorsque que Klimt détourne ses allégories «scandaleuses» et les rachète.

” Il ne faut surtout pas voir dans ce film une biographie filmée du peintre Gustav Klimt. Il s’agit bien d’une fantaisie, ou, si vous préférez, d’une fantasmagorie, d’une fresque de personnages réels et imaginaires qui tournent autour d’un seul point : le peintre Klimt. On peut même dire que c’est lui la caméra. Donc, d’une certaine manière, on verra les images du film comme si c’était Klimt lui-même qui les voyait. Ou plutôt qui les rêvait. (…) Il serait trop long d’expliciter les procédés que je compte utiliser pour mettre en scène cette époque, une des plus riches, des plus contradictoires, des plus inquiétantes de l’histoire de l’humanité.

(…) Les quatre chevaliers de l’Apocalypse ne sont pas loin : la Guerre est aux portes de Vienne après l’annexion de La Serbie. (…) le chevalier qu’on appelle ” la mort ” est le vertige. Il tourne autour des personnages du film. Il (elle) est une valse. On danse, on danse, on tourne en rond. C’est la ronde et c’est la valse. On pourra reprocher à ce film ce que l’on reprochait en son temps aux oeuvres de Klimt : de privilégier le détail par rapport à l’ensemble, de préférer l’ornement à l’unité expressive. Mais on ne saurait nier que cela fait écho à l’époque représentée, c’est-à-dire un moment où l’humanité s’est empêtrée dans les détails (et là où le diable a trouvé sa résidence).”


Samedi 15 mars, 17h40

Cinéma l’Entrepôt

7 / 9 rue Francis de Pressensé, 75014 Paris
Plein tarif : 8 € | Tarif réduit : 6.5 € | Membre AAFEE : Entrée libre