Derniers jours à Jerusalem

Derniers jours à Jerusalem

(Fiction, Israël/Palestine/France/Allemagne, 2011, 80’, C, VOSTF)

de Tawfik Abu Wael,
avec Lana Haj Yehya, Ali Badarni, Kais Nashif, Zuhaida Sabbagh, Huda Al Imam

Iyad et Nour, palestiniens de Jérusalem-Est, s’apprêtent à immigrer à Paris. Lui est chirurgien, elle – actrice. Sur le chemin de l’aéroport,
Iyad est ramené à son hôpital pour un cas d’urgence. Leur départ est suspendu et Nour va remettre en cause leur voyage et leur couple.
«Ma Bible – quand j’écris un scénario – est la Poétique d’Aristote. Mon premier long métrage, Atash / La Soif, est aussi très inspiré par Shakespeare. Dans Derniers jours à Jérusalem, mes autres sources d’inspiration étaient Scènes de la vie conjugale d’Ingmar Bergman, Le dernier tango à Paris de Bertolucci, La nuit d’Antonioni et Le mépris de Jean-Luc Godard. Je voulais que l’histoire du couple commence par une blessure – une fille paumée et enceinte rencontre un chirurgien solitaire.»
« Pour moi, Jérusalem Est est un camp militaire israélien où vivent plusieurs centaines de milliers de Palestiniens. Cette histoire pourrait-elle se dérouler n’importe où ? D’un point de vue existentiel, oui – après tout, je parle de choses aussi universelles que le couple, la famille, la carrière… Mais les personnages de mon film et son atmosphère ont quelque chose de typiquement palestinien. »
« La localisation de l’intrigue dans la partie est de Jérusalem, une ville elle-même déchirée, porte la blessure à un niveau supérieur, métaphysique si on voudra. “Toute famille est malheureuse – chacune à sa manière”, affirme le réalisateur palestinien Tawfik Abu Wael, citant Tolstoï, dans une note d’intentions. Le film explore et illustre cette thèse, sur le mode symbolique. Il ne montre pas une action, pas une parole qui ne renvoie à la blessure du couple, à sa géographie croûteuse, à ses cicatrices, à ses sutures rouvertes, à ses douleurs et à ses baumes. » Timothee Lechot cinema.ch