Cantate

Cantate / Oldás és kötés

(Fiction, Hongrie, 1963, 90’, NB, VOSTF)

de Miklós Jancsó
avec Zoltán Latinovits, Andor Ajtay, Béla Barsi, Miklós Szakáts

Ambrus est un chirurgien brillant. En sauvant un patient, il prouve à la fois ses compétences professionnelles et son courage. Mais, entouré d’amis artistes et dans une impasse amoureuse, il ne trouve plus d’objectifs à sa vie. Il décide alors d’aller se ressourcer dans son village natal auprès de la figure charismatique de son père.

 
« Cantate est un film du doute et du ressourcement. Le héros en est un jeune chirurgien, le docteur Ambrus Jarom, en proie, au mal-être antonien. … Cantate, un film de Jancsó, n’est pas un film « à la Jancsó ». L’écriture qui trahit jusqu’au tic l’influence antonienne (surtout dans le volet central, les plans d’une femme qui attend blottie sous un escalier…), est encore impersonnelle. … Mais Cantate traduit dans la fiction l’itinéraire d’une libération, d’un éveil. Ambrus a dû aller toucher la terre, la glèbe, pour se refaire. Le Hongrois de 1963 ou 1964 renoue avec le village. Le village avec ses toits de chaume, ses boeufs devenus inutiles, et ses outils de bois patinés. Pas la coopérative et ses conflits résolus pas un héros au regard droit, modèle 1949, amélioré 1953. En 1964, la Hongrie profonde est une valeur décapante et positive. Jancsó … est un Hongrois de 1964 qui a accumulé une certaine avance : une expérience unique de la vie et de l’histoire. » Jean-Pierre Jeancolas, Cinéma hongrois 1963-1988

After four years of making newsreels he turned to documentaries, several concerned with art. In his debut feature, The Bells Have Gone to Rome (1958), he already showed his interest in war as a theatre for working out his ideas. The country scenes in Cantata (1963) appear to prefigure his later work. theguardian.com