Andreï Roublev

Andreï Roublev / Андрей Рублев

(Fiction, URSS, 1967, 186’, NB/C, VOSTF)

de Andreï Tarkovski
avec Anatolij Solonicyn, Ivan Lapikov, Irma Rauš, Nikolaj Burljaev, Rolan Bykov, Mihail Kononov

La vie du célèbre peintre d’icônes en Russie au XVème siècle, son art et ses périples dans le pays alors déchiré entre la barbarie et l’affirmation du christianisme.

” Tarkovski n’interroge plus le passé pour y chercher une continuité capable de répondre aux seules exigences politiques. Au contraire, il pose des problèmes nouveaux au niveau du tourment de la conscience et du doute métaphysique qui déchirent le créateur et l’artiste. ” Henry Chapier, dans Combat cité dans Le cinéma russe et soviétique. Sous la direction de J.-L. Passek

” Ce que, par la voix de Roublev, Tarkovski nous dit tout au long de ce film, c’est que l’honneur de l’artiste est dans la liberté, c’est que l’artiste ne peut connaître d’autres lois que celles de sa conscience, c’est qu’il doit être prêt à souffrir pour ses idées lorsque, au prix de cette souffrance, il trouve la possibilité d’accomplir sa mission. ” Le cinéma russe et soviétique. Sous la direction de J.-L. Passek

” Quand je découvris les premiers films d’Andreï Tarkovski, ce fut pour moi un miracle. Je me trouvais, soudain, devant la porte dont jusqu’alors la clé me manquait. Une chambre où j’avais toujours voulu pénétrer et où luimême se sentait parfaitement à l’aise. Je me vis encouragé et stimulé : quelqu’un venait d’exprimer ce que j’avais toujours voulu dire sans savoir comment. Si Tarkovski est pour moi le plus grand, c’est parce qu’il apporte au cinématographe, dans sa spécificité, un nouveau langage qui lui permet de saisir la vie comme apparence, comme songe. ” Ingmar Bergman, Laterna magica

Prix de la critique internationale au festival de Cannes 1969.